Causerie sur les classes inversées avec Marcel LeBrun et Christophe Batier à #Clair2015

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Ma classe inversée: comment je fais.

Pour faire suite au Hangout avec Christophe Batier

Mon but ultime en partageant mon expérience de ma classe inversée est de faciliter l’approche pour toute personne qui souhaite la mettre en pratique dans son enseignement. 

Depuis mon entretien avec Christophe, je me préoccupe de petites informations sur lesquelles nous, les enseignants, pouvons miser. Je suis en réflexion perpétuelle, afin de m’assurer d’être claire et concise pour mes collègues. Voici quelques explications qui font suite à mes propos lors de ma discussion avec Christophe. 

Mise en œuvre technique

J’utilise une caméra flip qui me permet d’enregistrer rapidement et télécharger immédiatement mes capsules sur ma chaîne YouTube. En 2011, je n’avais ni iPhone ni iPad, donc j’ai suivi les directives et conseils de Dr Lodge McCammon. J’évite à tout prix de faire trop de montage, car cela peut devenir exhaustif et prendre trop de temps. Si j’enregistre des capsules pour mes élèves, c’est parce que je gagne du temps en salle de classe, afin de circuler davantage. Je peux maintenant entamer des discussions concernant leurs apprentissages individuels pendant mon cours et sur une base quotidienne. Je m’éloigne de l’intention de la classe inversée si je consacre plus de temps au montage qu’au contenu de mon cours (planification, discussions, partages, interventions, etc.).

Je n’utilise plus les panneaux glissants.   Ils étaient très difficiles à effacer. De plus, j’étais limitée à ma salle de classe pour faire mes vidéos. Tout mon matériel se retrouvait dans ce local. Mais pourquoi me restreindre ainsi quand j’avais accès à un TBI? Les diapositives des flipcharts préparés par l’entremise de mon TBI sont affichées régulièrement pendant le cours. Les élèves peuvent donc consulter le même matériel sans animation (sans faire jouer les capsules). Mon TBI est un ActivBoard de Prométhéan Planète. J’exploite les outils de mon Activ grâce aux capsules et au blogue des TêtesActiv orchestrés par Nadine Tanguay.

Je tente de varier mes capsules, afin d’éviter la monotonie. J’apparais à l’écran si je juge que cela va contribuer au contenu. Je filme avec capture d’écran si les petits détails sont nombreux et importants à retenir. J’avoue que souvent, mon humeur comme mon apparence peuvent aussi être des facteurs déterminants! Est-ce que je suis bien peignée aujourd’hui? Est-ce que j’ai l’énergie nécessaire à l’animation de la vidéo? Il faut parfois se poser la question suivante : A-t-on besoin la capsule parfaite ou demain?

Je tiens à ce que ce soit moi dans les capsules que visionnent mes élèves. Ce sont mes manies, mes expressions et mes exemples auxquels ils vont se référer. Je leur demande (et aux parents et aux élèves) de me faire confiance pendant l’année scolaire. Je leur fais preuve d’initiative et d’engagement. Et j’ose leur en demander autant!   Comment puis-je faire tout ceci si j’utilise les capsules d’un autre? De plus, j’ai le contrôle sur le produit final qui répond à de nombreux besoins de mes élèves.

Je me suis formée de ma propre initiative. J’ai lu. J’ai visionné. J’ai posé mes questions aux gens plus habiles que moi. Je dévorais tout et n’importe quoi qui portait sur la classe inversée. J’ai alimenté la discussion à partir de mon compte Twitter @annickcarter1 et je me suis entourée de gens sympathiques qui ont, à leur tour, partagé avec moi. J’ai aussi profité de certaines journées de perfectionnement professionnel, afin de proposer mon propre horaire de webdiffusions, de blogues et de sites qui offraient une panoplie de ressources sur le comment faire! Voir la liste d’enseignants pratiquants la classe inversée ici. Merci à Christian Drouin pour ce partage.

Mise en œuvre pédagogique

Le contenu de chaque capsule est le résultat d’une réflexion bien dirigée de ma part. Qu’est-ce que je répète chaque année? Voilà une capsule! En gros, voici comment je procède :

  1.  Je rencontre mon équipe de niveau, afin d’uniformiser notre planification à moyen terme. Nous évaluons le contenu de chaque module (ce qui doit être bien expliqué, ce qui doit être bien compris, ce qui doit être appliqué, maîtrisé et transféré). En ayant le programme de mathématiques sous les yeux, ainsi que tous les manuels que consultent les élèves et du matériel qu’ils manipulent, nous identifions les pages et les numéros à consulter, les outils à utiliser et les activités à faire vivre. C’est à ce moment où nous établissons l’échéancier de chaque module (tout en accordant une certaine flexibilité comme doivent le faire la majorité des enseignants).
  2. À la suite de cette rencontre, je construis ma grille de vérification. Selon les activités et les tâches déterminées par mon équipe, j’évalue lesquelles nécessitent des explications de ma part ou qui ont comme but d’activer les connaissances des élèves, afin d’enrichir la discussion ou le débat. C’est à ce moment que j’enregistre ce contenu magistral qui me permet de gagner du temps en salle de classe auprès de mes élèves. Oui, j’ai souvent trop de capsules sur mes grilles. Oui, j’ai souvent trop de tâches/travaux sur mes grilles. J’ajuste le tir à chaque année, car aucun groupe d’élèves n’est le même. La première grille est toujours la plus difficile à concevoir, car on ne peut qu’anticiper le déroulement du module. Une fois cette première année terminée, on ne peut qu’améliorer et évoluer dans notre démarche.
  3. J’affiche l’entité de chaque module sur mon environnement numérique d’apprentissage (ENA) Clic. Je contrôle ce que voit l’élève et quand il le voit. En fin d’année, mon cours de mathématiques au complet s’y retrouve. Je peux déplacer, copier ou masquer les fichiers au besoin. C’est donc une planification à long terme que peuvent consulter mes collègues et ma direction. J’exploite tranquillement cet outil qui, jusqu’à présent, me plaît beaucoup. Son potentiel est énorme et je commence récemment à faire quelques tentatives avec des évaluations formatives en ligne, des téléchargements dans le pigeonnier et l’enregistrement de rétroactions constructives pour chaque élève. C’est donc mon ENA qui occupe mon temps ces jours-ci.

 

Dans un prochain billet, je me permettrai un bilan complet quant à tout ce que m’apporte ma classe inversée. Je pense fort intéressant d’inclure le vécu de différents élèves et des parents. Je tiens à partager l’importance que j’accorde au rôle que joue chacun et le partage de responsabilités entre parents-enfant-enseignant. J’observe que les parents de mes élèves reprennent avec enthousiasme et confiance leur rôle indispensable quant aux apprentissages de leur enfant. Et que cela encourage Mme Annick à continuer!

À la découverte de la classe inversée: le pourquoi

Comment se fait-il que certaines régions du Monde parlent  de  classe inversée depuis déjà deux ans et que j’en ai seulement fait connaissance il y a quelques mois?  Vous la connaissez?  Si vous lisez ce billet, il y a de fortes chances que vous êtes familiers ou familières avec celle-ci et/ou que vous cherchez, tout comme moi, à la comprendre davantage.  Pourquoi fait-elle fureur?  Pourquoi j’ai inversé ma pédagogie en début février 2012?  Voici quelques explications du pourquoi.

Dans l’article Warning : Flipping Your Classroom Might Lead To Increased Student Understanding Teaching Science and Math http://www.teachscienceandmath.com/2011/12/15/warning-flipping-your-classroom-may-lead-to-increased-student-understanding/, on précise qu’il s’agit d’une philosophie et non d’une stratégie.  En gros, le contenu magistral d’une leçon est enregistré et est rendu  accessible aux élèves.  Cette pédagogie fait donc appel à la technologie afin de faciliter la maîtrise de concepts mathématiques et scientifiques.  Les élèves ont donc la possibilité de s’approprier du contenu, d’activer leurs connaissances et de réfléchir aux notions de base à la maison.  L’article indique qu’il y a donc diminution de stress et d’anxiété chez l’élève qui prend donc tout le temps qu’il nécessite afin de s’approprier de la matière qui sera discutée lors d’un prochain cours.  Il ou elle  peut même  formuler des questions qui peuvent être posées avant le cours  ou qui peuvent être préparées à l’avance.  Ainsi, l’élève traite l’information, pense à celle-ci AVANT d’arriver en salle de classe.  Il y a donc  plus de temps consacré aux activités signifiantes, au travail collaboratif, au questionnement de haut niveau, et à la différenciation.  À mon avis, ce sont des préceptes qui rendent un cours riche et signifiant.  Ce sont des inévitables, des vérités de la pédagogie inversée, mais seulement si l’enseignant sait se prendre de la bonne façon.  Présentement, ces éléments ne sont pas toujours inclus dans le déroulement de mes cours, mais je les reconnais et je les vise.

J’aime bien que l’article souligne qu’il faut changer le statu quo, car le statu quo ne fonctionne pas.  J’ose dire qu’un élève dit typique n’est pas toujours motivé ou engagé à ses apprentissages.  Ce n’est pas facile de lui faire voir l’importance de toute tâche.  Que dire des élèves en difficultés dès la phase préparation d’un cours?  Comment activer des connaissances antérieures s’il manque des acquis?  Comment capter l’attention des élèves plus avancés qui fatiguent de ne pas être mis au défi dès le premier cours?  Il faut reconnaître que la pédagogie inversée fait appel aux TIC, ce qui accroche dès le départ la majorité des jeunes. Si bien fait, les TIC favorisent, facilitent et changent la discussion entre les élèves. J’ajoute ici une citation de Dan Meyer, enseignant de mathématiques et conférencier: Use multimedia, because it brings the real world in your classroom in high resolution and in full color. Son discours sur le site TEDX – Ideas worth spreading m’a à la fois marqué et inspiré d’être une meilleure enseignante qui sait accrocher les jeunes.  Voir sa vidéo au lien suivant : http://www.ted.com/talks/dan_meyer_math_curriculum_makeover.html

We all know how students like to interact with one another as well. Challenge students to create Skype study groups that meet on occasion to discuss their thinking on topics about which they are learning. Have them reflect on how these discussions are changing their thinking.  Voici ce que nous suggèrent Alan November et Brian Mull dans leur article Flipped Learning: A Response To Five Common Criticisms (http://www.eschoolnews.com/2012/03/26/flipped-learning-a-response-to-five-common-criticisms).  Les auteurs font voir avec clarté que la pédagogie inversée consiste en beaucoup plus que de simples enregistrements de vidéos.  Je réfléchis encore et toujours à leurs propos et j’encourage tout enseignant qui contemple la pédagogie inversée de lire et relire cet article.  Les auteurs fournissent d’excellents conseils, entre autres,  face au nouveau rôle que joue l’enseignant, l’interaction nécessaire entre élève-vidéo, élève-enseignant, élève-élève, le besoin de variété quant aux vidéos,  l’imputabilité de l’enseignant, etc.  Cet article force un questionnement et une réflexion qui mènent à d’autres lectures de d’autres auteurs.

J’ai inversé ma pédagogie en salle de classe, car je jugeais que je pouvais mieux répondre aux besoins des élèves, aux exigences des parents et à mes besoins professionnels et personnels.

Quant aux élèves et parents, il faut comprendre la dynamique à mon école. Tout enseignant de mathématiques, enseignant de français, enseignant ressource et  membre de la direction tiennent  des suivis aux 6 à 8 semaines avec les parents de tout élève ayant un plan d’intervention (académique, comportemental ou autre).  Ces suivis ont lieu avant ou après les heures de classe et sont d’une durée moyenne de 20 minutes.  Dans ma classe titulaire de 26 élèves, il y a 9 élèves ayant un plan d’intervention et dans mon deuxième groupe de math, il y a 7 élèves ayant un plan d’intervention.  Pour la majorité, la rétention est faible, la répétition est quotidienne, l’appui aux parents et des parents est primordial et chaque élève est très unique.  Les vidéos répondent immédiatement à deux besoins : sauver du temps de répétition pendant un cours (pour vrai dire, ce temps avait habituellement lieu à l’extérieur des heures de cours aux temps de récréations et diners!), et inclure le parent davantage aux apprentissages de leur enfant.  Trop souvent j’entendais : Cela se passe bien en classe, mais j’oublie quoi faire une fois à la maison  ou bien J’aimerais bien aider mon enfant, mais je ne comprends pas la matière et / ou mon enfant me dit que j’apporte tout simplement de la confusion.  Ces commentaires diminuent sinon disparaissent.

Quant à mes besoins professionnels, j’avais besoin de changement.  J’avais le goût d’intégrer davantage les TIC, mais je ne savais pas par où ou avec quoi commencer.  La pédagogie inversée alimente mes lectures.  Ces lectures présentent différents outils technologiques qui facilitent l’interaction entre les élèves, la productivité en salle de classe et à la maison,  ma rétroaction presque immédiate à l’élève et ma gestion des différences.   Mes besoins personnels tels que : ne plus être en mode de survie, mieux dormir, être moins fatiguée en fin de journée, interagir fréquemment avec mes élèves et mes collègues, retrouver ma passion en enseignement et ne plus penser à mon travail quand en famille  diminuent aussi.

Il n’est plus question du pourquoi, mais du comment!

  • Comment mieux gérer les élèves n’ayant pas d’accès internet à la maison afin de diminuer la fracture numérique?
  • Comment trouver les meilleurs sites interactifs qui permettront le partage de questions et même de réponses entre mes groupes?
  • Comment puis-je mieux observer les interactions entre les élèves afin de faire mes groupes de travail?  Mes évaluations formatives?  Mes rétroactions immédiates?
  • Comment rendre mes vidéos plus intéressantes qui mènent à un questionnement de haut niveau?
  • Comment amener mes élèves à faire leurs propres vidéos?
  • Comment faire voir la richesse et le potentiel de cette pédagogie à d’autres collègues francophones?

Ce sont des questions auxquelles je tenterai de répondre lors d’un  prochain billet,  après un peu plus de lectures,  après un peu plus de vécu!

Quel est le vrai obstacle quant à l’intégration des TIC en salle de classe?

Il y a deux mois, j’aurais cru que le manque d’accès aux ordinateurs était l’obstacle majeur à l’intégration des TIC en salle de classe. Aujourd’hui, j’ose dire que c’est plutôt le manque de formation et de motivation chez les enseignants qui sont équitablement les obstacles majeurs.

Depuis au moins 7 ans, j’ai un minimum de trois ordinateurs portables en salle de classe qui n’ont que ramassé de la poussière sur le comptoir. Je ne savais pas comment les intégrer dans mes cours. J’avais une connaissance assez avancée quant à l’utilisation de cet outil, mais elle se limitait surtout au contenu magistral de mon enseignement. Les élèves y touchaient rarement. Les ordinateurs étaient accessibles, il y avait même un laboratoire d’ordinateurs disponible. Malheureusement, mes pratiques pédagogiques ne s’y prêtaient pas. J’étais l’exemple typique d’une enseignante qui se disait innovatrice, sans faire appel aux TIC. Est-ce même possible?

En lisant l’article écrit par Martine Rioux(APP) http://archives.infobourg.com/sections/editorial/editorial.php?id=11289, j’apprécie sa pensée qui se lit comme suit : …il faut arrêter d’évaluer les conditions – nombre d’ordinateurs disponibles – pour se concentrer sur l’évaluation de la qualité et de l’efficacité des usages. » Les outils qui sont donc disponibles ne sont pas exploités à leur juste valeur, car les enseignants ne savent pas comment les intégrer dans leurs leçons. Je constate, comme plusieurs d’ailleurs, qu’il y a un manque de formation offerte aux enseignants qui est indispensable à l’intégration des TIC en salle de classe.

Quant à Inês Lopes qui offre un survol de deux conférences sur les TIC, livrées à l’ACFAS : parlons d’autoefficacité à intégrer les TIC, puis de formation aux compétences informationnelles au lien suivant : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/160/index.asp?page=enAbrege_2, elle souligne des sources qui influencent l’auto efficacité par rapport à l’intégration des TIC en classe par des enseignants du primaire. Quatre sources sont précisées : l’expérience active de maitrise, l’expérience vicariante, la persuasion verbale ainsi que les états physiques et émotionnels. Il n’y a aucune mention du manque d’accès aux ordinateurs.

Selon moi, le manque de formation et de motivation sont les grands obstacles quant à l’intégration des TIC. Je veux maintenant me prononcer non sur ce que je lis dans les articles, mais selon ce que je vis présentement en tant qu’enseignante motivée qui poursuit sa formation. Si je réfléchis à ma semaine de travail, voici les défis rencontrés dans ma poursuite de l’utilisation des TIC en salle de classe : manque de connectivité de certains ordinateurs, chariot de portables non disponible, laboratoire d’ordinateurs déjà réservé, pertes de récréations afin de régler difficultés techniques, certains portables plus lents que d’autres, manque de prises pour charger les piles (échange continuel des prises afin de charger les piles faibles), élèves qui oublient leur mot de passe et ce, tout en essayant de bien gérer mes groupes d’élèves forts, moyens et en difficulté. C’est difficile à vivre. Je suis plus fatiguée que d’habitude.

Voici les raisons pour lesquelles la semaine prochaine sera vécue de la même façon : la motivation des élèves est palpable, leurs efforts sont plus constants, leur engagement à la tâche est à un haut niveau, mes collègues sont curieux et me questionnent, j’ai maintenant 12 ordinateurs fonctionnels en salle de classe (prêtés par des collègues qui ne se servent pas de les leurs!), le comité de parents m’appuie et est à la recherche de nombreux casques d’écoute pour mes élèves , je cherche continuellement des solutions à mes défis afin de rendre meilleur ce nouveau climat d’apprentissage et mes habiletés et mes connaissances s’accroissent à chaque jour.

Je suis plus motivée que jamais, car je suis passionnée par la pédagogie inversée qui fait appel aux TIC. J’enregistre mes leçons magistrales et les poste sur notre site de classe edmodo.com. En soirée, les élèves doivent donc consulter leur compte edmodo afin de visionner la vidéo assignée comme devoir. Le lendemain, nous en discutons brièvement en salle de classe. Selon le partage en grand groupe, je fais un petit diagnostic quant aux connaissances des élèves. Ceux qui ont bien compris les notions de la vidéo se mettent au travail. Je peux donc intervenir immédiatement auprès des autres élèves dont les connaissances sont bloquées quant aux plus simples notions d’application. Ils visionnent à nouveau les vidéos. Je questionne, j’offre d’autres explications. Ils questionnent et prennent en note mes commentaires clés et se mettent au travail, sachant que je suis présente pour répondre à toute question. Selon moi, je réussis donc une meilleure pédagogie différenciée que je juge plus efficace.

Un résumé de ma prochaine semaine suivra…je dois aller charger des piles!

Influences des réseaux sociaux

Depuis le début de mon cours Espace virtuel d’apprentissage, les réseaux sociaux ont eu une influence positive quant à mes relations interpersonnelles et professionnelles.  Dans l’espace d’une semaine, je me suis abonnée à Youtube et edmodo.com, des sites qui me permettent de poster des tutoriels de math pour mes élèves et leurs parents.  Je communique plus avec les parents qui sont soulagés et encouragés, car ils ressentent une implication efficace (de leur part) quant à l’éducation quotidienne de leur fils ou fille.  Facebook, que j’utilise toutefois pour des fins personnelles, m’a permis de communiquer avec le Dr. Lodge McCammon et l’enseignante Katie Gimbar qui font la promotion du mouvement de la Pédagogie inversée.  De plus,  mes abonnés/abonnements à Twitter me fournissent des lectures qui nourrissent ma motivation.  Des collègues à tous les niveaux ont collaboré avec moi afin que je puisse mieux performer en salle de classe.  Les réseaux sociaux permettent la collaboration, la réflexion et le changement.  Mais il faut toujours avoir des mises en garde.

Dans l’article http://teachingoutloud.org/2012/02/26/birthing-an-idea-creating-a-space-for-collaborative-thinking-about-canadian-education/Stephen Hurley est un enseignant passionné qui aime l’idée d’organiser un forum portant sur l’éducation au Canada.  Il propose un WordPress par lequel les gens pourraient discuter de tout et de n’importe quoi portant sur l’éducation dans notre pays.  Tout en étant motivé d’un tel forum, il mentionne lui-même le besoin d’établir certaines politiques afin d’assurer de bons échanges.  Il faut des mises en garde afin de comprendre les enjeux des réseaux.  Comme l’athlète qui doit bien connaitre les règlements de son sport, les internautes ont aussi besoin de connaitre les précautions, les permissions et les lois à respecter. 

Dans l’article http://www.netpublic.fr/2012/02/reseaux-sociaux-veille-et-usages-pedagogiques, Frédéric Cavazza précise que les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité.  C’est ce que j’ai fait cette semaine. J’ai eu des conversations, mais aucune de vive voix, et ce fut une des semaines les plus enrichissantes de ma carrière.  Ce même auteur avance par contre qu’il faut…être présent…soignez son identité numérique…maintenir la régularité et l’interaction.

Il faut promouvoir le savoir faire dans le monde des réseaux sociaux.  Les gens doivent se préoccuper de non seulement ce que disent les gens à leur sujet, mais ce qu’eux-mêmes disent à leur propre sujet.  Voilà ce que je tente de faire en salle de classe.  Une grande partie de mes élèves sont des internautes non-éduqués qui postent et publient sans réfléchir.  Je sens le besoin de modeler auprès d’eux et de leurs afin de faire voir les effets négatifs autant que positifs que peuvent avoir les réseaux sociaux. Ils doivent reconnaître la vigilence et les précautions nécessaires afin de protéger son identité numérique.  Ils doivent aussi faire appel à leur esprit critique lorsqu’ils consultent tout et n’importe quel site afin d’assurer la crédibilité.  En discutant avec eux et en partageant mes connaissances, je sens que je les rends plus habiles et plus attentifs.  Je ressents aussi de la part des parents une attitude positive face aux TIC dans ma salle de classe, car je fais la promotion de l’utilisation sécuritaire du web de l’internet.

Finalement, je suis toujours en formation continue quant à mon utilisation du web, à mes interactions professionnelles et sociales sur les plateformes sociales et pédagogiques.  Je sélectionne avec attention, je bloque à l’occasion.  Il y a toute une différence à souligner entre l’utilisation personnelle et professionnelle des réseaux sociaux.  Je dois en offusquer certains qui se pensent plus que de bonnes connaissances.  Mais voilà que je gère à ma façon mes affaires avant qu’on le fasse pour moi!